Le Comité Spectateurs

Le Comité Spectateurs

QU'EST-CE QUE LE COMITÉ SPECTATEURS? 

Chaque année, Espace Libre vous convie à l’expérience du Comité Spectateurs, qui a été initié lors de la saison 2015-2016. 

Qu'est-ce que c'est? 

Quinze spectateurs issus de Sainte-Marie et Saint-Jacques sont sélectionnés pour assister gratuitement à six spectacles de la saison. Ces soirées, animées par notre directeur artistique, sont l’occasion de rencontres avec les artistes et artisans qui font vivre notre théâtre. Les participants peuvent échanger en toute liberté sur les spectacles vus, le tout autour d’un repas concocté par nos soins !

Pour la saison 2016-2017, la comédienne Ève Landry partagera l’expérience à titre de marraine.

Pour proposer leur candidature, les intéressés remplissent un questionnaire (disponible à l’accueil du théâtre, dans les bibliothèques du quartier, chez nos partenaires communautaires et dans la plupart des lieux du quartier ouverts au public). 
 

                                                 

TÉMOIGNAGES DE PARTICIPANTS

À PROPOS DU COMITÉ

Tra-Mi T., 
J'ai trouvé ce premier comité bien agréable, je vous lève mon chapeau pour cette belle initiative et ce concept novateur.

Roxanne T., 
Je me sens choyée comme membre du Comité spectateurs. 

Josée C., 
La fougue, le relâchement, les éclats, les ténèbres de notre première soirée dans la boîte noire d'Espace libre m'ont marquée. J'en garde un souvenir satisfait. Avant la représentation, l'atmosphère qui régnait dans la salle à manger, et votre enthousiasme était stimulant. Les explications de Michelle Parent et d'Anne Sophie Rouleau m'ont judicieusement préparée à ce qui m'attendait. Ève a parfaitement joué son rôle de marraine. Mon aventure en votre enceinte s'annonce aussi fructueuse qu'agréable. 

Merci, merci, merci…

Lyne R.,
Merci pour votre accueil chaleureux et convivial.

Bruno M., 
Merci encore pour le délicieux chili, et pour l'initiative en générale. C'est un projet génial qui démontre à quel point vous êtes dédiés!

Josée C., 
Je réitère mon bonheur d’être membre du comité spectateurs d’Espace libre. Le soin que vous mettez à nous recevoir, la façon dont vous organisez et vous impliquez dans les discussions m’épatent et m’émeuvent. Vous m’inspirez. Merci.

Sarah F., 
J'aimerais enfin souligner le fait que j'ai adoré pouvoir discuter de nos ressentis, une fois la pièce finie. Parce que c'est dans ces échanges que l'on grandit. Que l'on apprend les uns des autres. Et que l'on comprend mieux ce qui a poussé les auteurs de cette pièce à favoriser une interprétation plutôt qu'une autre. 

À PROPOS D'ALBUM DE FINISSANTS

Sarah F.,
Album de finissants, c’est une plongée dans un bouillonnement de sentiments contradictoires : la peur et le désir ne nous quittent pas des yeux. Ils sont caresse, et puis ivresse, nos souvenirs d’adolescents. Cette pièce nous froisse le cœur, le corps, l’esprit tout en même temps. Ils nous ramènent à ce que nous rêvions d’être, et ce que nous ne voulions pas, lorsque nous avions quinze ans. 

Tout au long de cette représentation, les cycles s’accumulent, se superposent et s’évaporent, dans une cacophonie de rythmes effrénés et de pauses lancinantes. Ces vingt-quatre jeunes nous emmènent loin, pendant une heure. On prend place dans ce roller coaster émotionnel, guidés par une gestuelle aussi aliénante que libératrice. On se sent transporté, au gré des sons, dans un tourbillon de sensations paradoxales. Les jeux de lumières et la musique, sculptent à merveille l’âme de ces adolescents.

Tra-Mi T.,
La pièce de théâtre en soi est inédite, le mariage avec la cohorte d'adolescents est une idée audacieuse. Cette caricature plutôt sombre mais vraie, nous plonge dans une réflexion sur l'éducation et la vie que nous voulons pour nos enfants. C'est le reflet d'une société qui préconise l'avoir et non l'être, la quantité plutôt que la qualité, le moule plutôt que la diversité, l'imitation plutôt que la créativité. Cette œuvre tombe pile dans une ère où nous avons besoin de redéfinir une pédagogie axée sur le développement global de l'enfant et l'atteinte de son plein potentiel.

Roxanne T.,
J’ai beaucoup apprécié la mise en scène de la pièce. Très efficace, elle a mis en valeur la remise en question du système d’éducation par ceux et celles qui le vivent ou le subissent.

Comme de petits soldats, les élèves répètent les mêmes gestes, dans le bon ordre, et apprennent sans pouvoir donner un sens à tout cela. Ils sont blessés par l’image négative que la société leur renvoie : « je suis jeune, je ne sais pas parler ». En résulte une vision de la réalité et de l’avenir qui s’exprime sans fard et sans espoir, « bored », « no tomorrow », « fuck », « anorexie », « fuck le néo-libéralisme». Quel avenir peuvent-ils espérer? Pourront-ils aller au bout de leurs rêves, pour ceux qui en ont?

Toujours en filigrane de cette quête de sens, se lit la solitude, le besoin de communiquer, d’aimer et d’être aimé. Cet aspect de l'être humain ne change pas.

J'adore ce genre de pièce qui dérange mon conformisme et suscite l'interrogation.

Josée C.,
Je préfère les œuvres de fiction ayant un début, un développement, un dénouement. La pièce Album de finissants, dont la structure est une accumulation de scènes répétitives, n'était donc pas destinée à me plaire. Pourtant, j'ai fini par l'apprécier, car elle reflète ce que ses protagonistes vivent, un maelström d'émotions et d'expériences.

J'ai goûté la mise en scène autant quand elle tenait d'une chorégraphie hallucinante de précision que lorsqu'elle se limitait à un frôlement. Ses nuances m'ont littéralement secouée.

Le texte recelait des trésors d'inventivité, de poésie, d'analyse. Ses propos crus, ses envolées lyriques, sa rationalité, ses délires m'ont nourrie intellectuellement et émotivement.

Lyne R.,
J'avais très hâte d'assister à la pièce Album de finissants. Tous les sujets concernant les jeunes m'intéressent puisque je travaille avec eux. Toutes leurs préoccupations m'interpellent. J'ai apprécié la pièce, la prestation des comédiens et le talent de ces jeunes. Il y avait aussi une diversité parmi les jeunes qui représente bien la réalité montréalaise.  Les chorégraphies étaient entrainantes et contribuaient de façon originale à l'enchainement des différentes parties de la pièce. 

Bruno M.,
La pièce Album de finissants m'a beaucoup touché. Comme enseignant, je peux affirmer que cette pièce aura fait d'avantage en quelques minutes pour changer mes méthodes pédagogiques que l'ensemble de mon micro-programme en enseignement post-secondaire. Garder en tête les motivations réelles des étudiants, ne pas voir le groupe comme un ensemble homogène d'individu interchangeable, développer un bon climat relationnel, nous savons toute ces choses, mais parfois nous ne les sentons plus. Cette pièce me l'a refait sentir.

Le passage qui m'a le plus marqué, assurément, est celui où un étudiant dit : «j'aimerais vivre dans autre chose que le savoir» ou quelque chose du genre. C'est très «rentre dedans» et très juste.
 

À PROPOS DES LETTRES ARABES 2 

Sarah F.,
La force de cette pièce, c’est son potentiel de réflexion : on aborde un sujet périlleux, presque tabou, on ne plus d’actualité, et sous un angle décalé. Le spectateur est amené à questionner son rapport à l’Autre, à mettre en perspective sa vision du monde, ses doutes, ses incompréhensions, sa part d’intolérance.

L’humour aide à faire passer la pilule, à mieux comprendre ce qui nous pousse à avoir peur de l’Autre, à réaliser que chacun d’entre nous peut être à la fois victime de racisme et raciste à son tour. Et l’impact est toujours le même : il creuse davantage une frontière invisible entre les hommes.

 Je pense que l’objectif général est atteint, puisqu’il arrive à rassembler les gens, au-delà de leur origine sociale et ethnique. Je suis donc ressortie de cette pièce avec la conviction profonde qu'en faisant chacun notre bout de notre côté, le vivre ensemble sera un jour possible.

Marie-Claire M., 
Mon ressenti s'inscrit dans la même lignée que celui de la pièce Le Joker de Larry Tremblay vue au Quat'Sous, les deux m'ont rentrées direct dans la poitrine, m'acculant d'aplomb au pied du mur.

Gilbert S., 
Les Lettres Arabes 2 m’a surpris et décontenancé.

Dans l’esprit de la “découverte” des trois acteurs et de leurs explications lors du souper, je fus diablement content du début du spectacle. Je le percevais autrement que si j’avais été absent du repas.

Dans l’ensemble, j’ai vraiment apprécié la pièce et la synergie entre nos trois joyeux drilles. En adepte de feu tonton Georges, ce qui peut faire choquer le bourgeois me fait souvent bien rigoler. Alors j’ai rigolé avec plaisir.

La pièce a touché quelque unes de mes cordes sensibles ça c’est sûr. Remise en questions de certains mécanismes de pensée chez moi liés à l’endoctrinement que l’on subit insidieusement à chaque jour où l’on tâte (ou tète pour certains) du média.

Josée C., 
Une fois encore, vous démontrez qu'Espace Libre est bien nommé. Rares sont les institutions qui traitent du sujet des Lettres arabes. Pourtant, les calamités du terrorisme devraient occuper une place importante sur la scène artistique, politique, aussi, évidemment. Je vous remercie d'inciter la population à démonter les mécanismes des croyances absolues.

Si la farce qui donne vie à Rachid et Mouloud a pour mandat de faire réfléchir le public, elle est un succès. Je ne cesse de ruminer son contenu.  En y assistant, je me suis sentie coupable, un moment, de m’amuser. Quand j’ai compris que ses deux héros ne foulaient pas les planches en tant que modèles, j’ai assumé mon plaisir. Votre pièce n’offre pas de programme en X étapes de lutte à la terreur. Elle sert un constat, elle ouvre les yeux sur un problème qu’il ne faut plus contourner, afin que nous ne justifiions jamais notre inertie par l’ignorance.

La satire peut aborder tous les domaines. Le rire qu’elle suscite est une arme efficace contre la fureur des machines guerrières.

Votre pièce m’a permis de croire que je ne rêve pas, que notre mode de vie est réellement fragilisé par les «fous des dieux». Quand j’ai vu un fanatique d’un Ku Klux Klan du terroir québécois  entrer sur scène, j’ai reçu un coup de poing dans le ventre, littéralement. Être confrontée à cet enragé m’a rappelé qu’aucun peuple n’est à l’abri du racisme.

Comment canaliser les frustrations justifiées des êtres spoliés de la planète ? Votre œuvre démontre que tuer en masse ne sortira jamais du bourbier les persécutés d’un régime.

Les Lettres arabes sont originales, inclassables, iconoclastes à souhait. Je vous remercie de les offrir à la société. Elles devraient être diffusées à très, très grande échelle.

 
EN PARTENARIAT AVEC GAZ MÉTRO